GENÈVE/GENF/GENEVA, 19 - 22 SEPTEMBRE/R 2001
     

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MODULE : Sociologie des arts/Sociologie des arts

 
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Florent CHAMPYND
EHESS, Paris,  florent.champy@ehess.fr

LES ASSOCIATIONS D’ARCHITECTES FACE A UNE TENTATIVE D’AGGIORNAMENTO DE LA PROFESSION EN FRANCE : IDENTITES PROFESSIONNELLES, STRATEGIES INDIVIDUELLES ET ACTION COLLECTIVE

La communication portera sur la participation d’organisations professionnelles françaises d’architectes à des commissions de réflexion et à des négociations pour l’élaboration d’une réforme du droit de la profession. L’étude repose sur l’observation du déroulement des commissions depuis leur création en septembre 1998, sur des entretiens avec les membres des sept associations concernées et du ministère de la Culture, et sur le dépouillement d’archives fournies par ce dernier. Nous nous intéresserons à la façon dont les connaissances profanes et les analyses universitaires de l’état de la profession d’architecte en France orientent les débats sur la réforme, qui servira ainsi de révélateur des ressources cognitives et des handicaps de la profession dans ses tentatives de faire face aux difficultés qu’elle rencontre.

André DUCRETND
Université de Genève,  andre.ducret@socio.unige.ch

WOZU NOCH ADORNO. INDUSTRIE CULTURELLE, THEORIE SOCIOLOGIQUE ET RECHERCHE EMPIRIQUE

L’exil contraint Theodor W.Adorno, arrivé à New York en février 1938, à se frotter non sans réticences à l’industrie culturelle et à la recherche empirique américaines, expérience qui laissera dans son œuvre une trace indélébile. De retour à Francfort dès novembre 1949, il reste longtemps marqué par une confrontation sur laquelle il reviendra du reste, peu de temps avant sa mort, en 1969. Ce témoignage, s’il éclaire l’attitude partagée de son auteur vis-à-vis d’un monde où, déjà, l’intellectuel doit défendre sa place, contient également nombre de considérations aujourd’hui encore suggestives. Associé par Lazarsfeld à un projet de recherches sur la radiophonie, ses programmes de musique et les réactions de ses auditeurs, Adorno est d’emblée conduit à s’interroger sur l’incidence de ce mode de diffusion sur la réception comme sur la production de la musique. Le passage de la théorie au terrain, le choix de la méthode, l’administration de la preuve sont autant de questions qu’il affronte au contact de ses collègues américains et, dès ce moment-là, elles ne le lâcheront plus. Son approche de l’industrie culturelle, ses réflexions sur le jazz, sa conception de la recherche empirique demeurent-elles ou non une source d’inspiration pour la sociologie des arts ? Telle est la question que nous voudrions examiner ici compte tenu du thème choisi pour ce Congrès.

Sylvia GIRELND
SHADYC,EHESS, Marseille,  sylvia.girel@wanadoo.fr

VERS DE NOUVEAUX PUBLICS POUR L’ART CONTEMPORAIN

Comment appréhender, décrire et comprendre les publics de l’art et leurs pratiques face à des oeuvres aussi différentes qu’un tableau, une vidéo, une performance, et à des lieux de diffusion aussi divers que le musée, la galerie ou la rue ? Le terme de « public » renvoie aujourd’hui à des « groupes » aussi divers que peuvent l’être des visiteurs, des collectionneurs, des citadins, et montre une pluralité et une diversité des expériences réceptives, qui interroge le sociologue et l’amènent à repenser les concepts de public et de réception.

Bruno MARCHANDND
DA-EPFL, Lausanne,  bruno.marchand@epfl.ch

LA REPRESENTATION ARCHITECTURALE A TRAVERS LES REVUES SPECIALISEEES : QUELQUES ETUDES DE CAS

Pour un architecte, publier un projet ou un bâtiment dont la construction vient d'être achevée répond à plusieurs buts parmi lesquels: un but d'information lorsqu'il s'agit d'un bâtiment dont le programme met en œuvre des dispositifs fonctionnels inhabituels ou des matériaux dont l'usage est nouveau; un but de connaissance lorsqu'il s'agit d'un bâtiment nouvellement construit par un architecte déjà connu et qu'il permet d'apprécier les changements de préoccupations ou l'évolution du "style" de celui-ci; enfin, un but de reconnaissance de la part de la profession, créant par-là les conditions pour l'accès à la commande publique et une certaine légitimité face aux commanditaires et maîtres d'ouvrage. En Suisse romande, la création, dans les années cinquante, de la revue Architecture, Formes et Fonctions répond au besoin pressant d'établir un moyen de divulgation des dernières oeuvres des grands maîtres et asseoir ainsi la légitimation d'une modernité pas forcément acquise d'avance face aux résistances culturelles et aux habitudes coriaces de la commande. Mais l'analyse de la revue Architecture, Formes et Fonctions va également nous permettre d'aborder une autre question : celle du rôle et du statut de l'image en architecture, car publier un projet ou un bâtiment, selon le point de vue qui nous intéresse, n'est jamais affaire de simple publicité.

Paul MARTI , avec/mit Claude GRINND
Fondation Braillard Architectes, Genève,  pmarti@braillard.ch

LES DIFFERENTES CONSTRUCTIONS DE L’IDENTITE PROFESSIONNELLE ET SOCIALE DU CORPS DES ARCHITECTES

Le terme d’architecte recouvre traditionnellement deux concepts : l’un renvoie à une catégorie socioprofessionnelle et appartient aux catégories qui servent à classer les activités de travail ; l’autre se rattache à un statut revendiqué par un corps élitaire se distinguant par une pratique libérale. Nous nous proposons de voir comment, à travers la mise en tension de ces deux acceptions d’un même terme, émergent des « modèles culturels » et des « logiques d’acteurs en organisation ». Il s’agira de parcourir ces différentes constructions sociales durant les trente dernières années en Suisse et de montrer comment les pratiques professionnelles sont passées d’une organisation du travail sous forme de bureaux, avec une logique d’entreprise où le rôle et le statut de chacun étaient clairement définis, à une organisation en réseaux dans la perspective d’une « société de la multi-activités ». Les incidences d’un tel processus sur l’identité professionnelle et sociale des architectes seront examinées dans un contexte où le travail devient un enjeu pour la « reconnaissance de soi », un « champ à gérer », un « univers d’obligations implicites ».

Hans-Peter MEIER-DALLACHND
Institut Cultur Prospektiv, Zürich,  cpinstitut@access.ch

DIE WELT ALS WILLE UND AUSSTELLUNG

Die Anzahl der Museen nimmt in der Schweiz noch zu. Ausstellungen sind trotz intensiver Konkurrenz durch die Medien nachgefragt. Und sie entstehen auch dann, wenn die Nachfrage geringer ist als das Angebot. Die Wissens- und Erlebnisgesellschaft scheint Ausstellungen im Masse zu verlangen, als die Zeichenwelten sich Jahr für Jahr vervielfältigen und unüberschaubar werden. Tatsächlich unterscheidet sich die Ausstellung darin, dass sie den Schritt in die « Sprache der Dinge » wagt. Virtualität zwar auch, aber die Botschaft will die Objekte, die Dinge, die Artefakte. Raüme und mehrdimensionale Sinneswelten bilden das Umfeld. Am Anfang steht der Wille, die Dingwelt nicht in Zeichen aufzulösen, sondern aus-zu- stellen. Es gibt keine Soziologie der Ausstellung. Kleine Bausteine aber sind vorhanden, wie Ausstellungen entstehen, was sie unter anderen Medien ausmacht und wie sie wirken. An drei Beispielen werden sie beleuchtet : « 900 Jahre Zukunft » oder wie macht man Philosophie der Zeit erfahrbar ; « WeltFlechtwerk » oder wie lässt man Hermann Hesse 2002 zu Berlinern sprechen ; « Soziologie im Gemeindehaus » oder wie kann man Ausstellungen mit Wissenschaft verbinden.

Olivier MOESCHLERND
Université de Lausanne,  olivier.moeschler@iscm.unil.ch

L’INTERVENTION DANS LA RECHERCHE SUR LA CULTURE : QUELQUES EXPERIENCES ET REFLEXIONS

On dessine souvent l’idéaltype - qu’il soit idéaliste ou cynique - d’une recherche sociologique coupée des faits qu’elle étudie, qu’elle ne ferait au mieux que ponctionner, et dont les possibilités d’intervention sur la réalité seraient inexistantes voire refusées par les chercheurs. A partir de trois études empiriques auxquelles j’ai participé - deux recherches PNR sur l’exportation culturelle vers l’étranger et sur l’insertion professionnelle des comédiens et musiciens en Suisse ainsi qu’un mandat communal sur la fréquentation culturelle dans une agglomération urbaine -, je suivrai une double piste de réflexion : d’une part, il apparaît que le chercheur ne peut empêcher l’ « intervention » de sa démarche sur son objet, que ce soit pendant la préparation de l’enquête, durant son déroulement ou lors de la valorisation des résultats, et ce via les différents groupes d’acteurs concernés e près ou de loin. D’autre part, alors que dans le domaine culturel davantage que dans d’autres (et en Suisse peut-être plus qu’ailleurs !) la question de l’intervention pourrait sembler épineuse, les expériences faites tendent à prouver le contraire : la culture est un secteur d’activité comme les autres, où les responsables politiques et culturels s’avèrent friands d’outils à la décision ou d’instruments de légitimation, du moins dans la mesure où cela leur paraît utile.

Arlette MOTTAZ-BARANND
Université de Lausanne,  arlette.mottazbaran@ias.unil.ch

PUBLICS ET MUSEES : REPRESENTATIONS EMBLEMATIQUES ET RITUEL SOCIAL

L'objectif de notre étude en cours est double. Il s'agit d'une part, d’identifier le public actuel des musées suisses et d'autre part, de contribuer à une meilleure compréhension du sens de la visite muséale et des missions du musée, par une approche multidimensionnelle. Ainsi, cette étude aborde le musée du point de vue de son public (profil, pratiques, motivations et aspirations) et de ses fonctions - ceci du double point de vue des visiteurs et des responsables des musées. L'engouement pour les musées et l'entrée de la gestion dans l'institution muséale questionnent ses fonctions dans la société contemporaine. Si le musée a une fonction initiale de mise en mémoire, il ne répond pas seulement à une logique de sauvegarde et d'accumulation du patrimoine, mais également à la nécessité d’établir des points de repère dans un monde en perpétuel changement. Dans une société marquée par des processus d'individualisation des modes de vie, de multiplication des choix possibles, de médiatisation, d'atomisation et d'uniformisation de la connaissance, le musée, en variant les approches, en multipliant des innovations expographiques et en présentant également des objets physiques originaux, constituerait un nouvel espace symbolique. Dans cet espace, les individus tentent de donner, d’une manière renouvelée, du sens au monde qui les entoure, dans une quête de référentiel et d'identité culturelle.

Alain PESSINND
Université de Grenoble,  alain.pessin@upmf-grenoble.fr

UNE POLITIQUE D’INCITATION CULTURELLE POUR LES LYCEENS

Je prendrai appui sur une enquête que j’ai dirigée en 2000, enquête qui visait à évaluer la politique d’incitation culturelle en direction des lycéens de la région Rhône-Alpes. La région propose aux lycéens un « chèque-culture » permettant de réaliser une économie notable sur quelques manifestations dans divers domaines de la vie culturelle (livre, cinéma, spectacle vivant, musée). Cette politique d’incitation tarifaire se solde par des résultats quelquefois inattendus puisque sa base économique est régulièrement subvertie par d’autres motivations, d’autres démarches dont on ne peut comprendre la logique qu’en cessant de se représenter l’individu rationnel face à la proposition culturelle, pour examiner la dynamique des interactions entre tous les acteurs impliqués dans l’opération (professeurs, responsables administratifs, parents et interactions entre les petits groupes de lycéens).Une large enquête qualitative (plus de cent entretiens) a permis de rendre compte de quelques processus par lesquels des non-publics jeunes peuvent découvrir la voie de la construction de leur autonomie culturelle.

Christina SCHUMACHERND
Universität Bern,  christina.schumacher@soz.unibe.ch

DOGGED BY THE MODEL OF SCIENCE.. DIE ARCHITEKTUR ZWISCHEN KUNST UND WISSENSCHAFT

Die Architektur ist eine hybride Disziplin, die versucht, eine Synthese aus so unterschiedlichen Bereichen wie Kunst, Technik und Wissenschaft herzustellen. In meinem Beitrag will ich auf der Basis einer ethnographischen Fallstudie die Grenzlinien zwischen den Verortungen im Feld der Kunst und im Feld der Wissenschaft ausleuchten. Aus der Perspektive der Wissenschaftssoziologie steht insbesondere die These zur Debatte, dass die Architektur ein Modell für eine neue Form der Produktion von sogennant sozial robusten Wissen abgeben könnte. Aus der Perspektive der Kunstsoziologie interessiert die Frage, inwiefern die Konstruktion der Sozialfigur « Architekturstar » einer derartigen Behauprung entgegensteht.




Socio.01
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