GENÈVE/GENF/GENEVA, 19 - 22 SEPTEMBRE/R 2001
     

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MODULE : Organisations, travail et innovations/Organisations, travail et innovations

 
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Michèle ERNSTND
Université de Lausanne,  michele.ernst@mail.enpc.fr

ORGANISATIONS, TRAVAIL ET INNOVATIONS

En France, la loi des « 35 heures » a amené d’innombrables entreprises à repenser l’organisation de leur temps de travail et à faire appel pour cela à des professionnels. En Suisse on peut également observer une certaine tendance à réorganiser les temps de travail dans les entreprises, mais les sociologues y sont beaucoup moins présents. Le réaménagement du temps de travail n’est pourtant pas une simple opération technique, elle remet en question toute l’organisation du travail, reconfigure les relations de travail et touche également à la vie privée des salariés. A partir d’une étude de cas, cette communication montrera les logiques sociales de la régulation mise en place suite à une flexibilisation des temps de travail et la pertinence d’un suivi intense de telles réorganisations dans les entreprises.

Dominique GOLAYND
Institut de sociologie des communications de masse. Université de Lausanne,  dominique.golay@iscm.unil.ch

FORMATION CONTINUE PROFESSIONNELLE ET EGALITE DES CHANCES ENTRE FEMMES ET HOMMES DANS L’EMPLOI

L’intervention que je propose de faire repose sur les premiers résultats d’une étude que nous menons actuellement dans le cadre du PNR 43 (formation et emploi). Il s’agit d’une recherche sur la formation continue professionnelle dans le cadre de deux entreprises de Suisse Romande pratiquant une politique de formation différente. L’intérêt pour la FCP, dans les pays industrialisés, a donné lieu à deux types d’approches : une approche objective centrée sur la description de variables explicatives des différences de participation, l’autre subjective redonnant une place privilégiée à l’acteur-trice. Notre enquête, à l’instar du 2e type d’études, part de l’acteur-trice en cherchant à comprendre quel rapport des hommes et des femmes d’un même niveau de qualification et de statut égal entretiennent à la FCP. En d’autres termes, en nous appuyant sur les résultats de l’étude de l’OFS (1997), nous voulons saisir pourquoi, au sein d’une même catégorie de travailleurs-euses et dans la même entreprise, il existe des différences de participation à la FCP et plus particulièrement, pourquoi les femmes sont moins présentes et/ou optent pour d’autres types de formations que celles suivies par les hommes. Nous postulons, comme hypothèse de départ, que les différences de participation à la FCP pourraient s’expliquer par les rapports que les personnes ont à l’activité, à l’emploi, au travail, à l’apprentissage ou à l’entreprise. Notre recherche amène des éléments nouveaux dans le sens où le cadre d’interprétation sort du seul univers de l’entreprise et du travail salarié pour analyser les différences de participation à la formation continue et tient compte de l’importance du « hors travail » dans la décision ou le refus d’entreprendre une FCP. Si l’approche se veut d’abord théorique, notre étude peut servir de base à des réflexions sur l’élaboration de plans de formation en entreprise ou de politiques de formation susceptibles de promouvoir l’égalité homme/femme.

Laurence MARTIND
Recherches Sociales, Aubonne,  marti-luthi@bluewin.ch

FEMHOR : UNE EXPERIENCE DE RECONNAISSANCE DE L’EXPERIENCE ACQUISE EN ENTREPRISE

Mon intervention viserait à présenter un travail de recherche appliquée mené à la demande, notamment, du Syndicat FTMH et du Bureau fédéral de l’égalité entre femmes et hommes et qui a consisté à mettre au point, au sein des entreprises horlogères, un système de reconnaissance de l’expérience acquise par les employé-es faiblement qualifiés. Le travail a reposé sur une observation approfondie du travail effectué sur le lieu de travail et a abouti à l’élaboration, d’abord, d’un référentiel des activités réalisées et des compétences mobilisées par ces personnes et, ensuite, d’un document attestant de ces acquis. A partir de là des ponts ont été réalisés vers des formations officiellement reconnues. Tout au long du travail un regard particulier a été porté sur les différences entre femmes et hommes. Il s’agit donc d’une étude orientée d’abord vers la pratique, mais qui mobilise également nombre d’interrogations théoriques de la sociologie du travail, notamment sur la construction de la qualification, sur le rôle formateur de l’entreprise et du lieu de travail, sur les questions de genre et travail, etc.




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