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GENÈVE/GENF/GENEVA,
19 - 22 SEPTEMBRE/R 2001
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MODULE :
Migration et integration/Migration et integration
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| Jules BAGALWA MAPATANO | ND |
Les Congolais-Zaïrois font partie des "nouveaux immigrés" arrivés en Suisse depuis les années 1980 par l'asile politique, suite à l'effondrement de l'Etat et aux crises politiques et économiques accrues dans leur pays. Epoque coïncidant avec la mise en place progressive d'une politique suisse d'immigration et d'asile restrictives. D'où une double incertitude et contrainte (non retour souhaité, installation incertaine) face à laquelle les multiples réseaux sociaux construits apparaissent comme des instruments d'insertion différenciée dans le pays d'accueil, mais aussi de projection securisante (?) dans l'espace monde d'où l'élargissement de l'espace vital. Par l'analyse de l'identité, des trajectoires, des réseaux d'intégration, de relations avec le Congo et le monde, j'explore, cerne, comprend et expliquerais ces diverses situations dans leur sens et originalité, dans la nouvelle donne géo-politique de la multiple appartenance et les transformations, recompositions de rapports de pouvoirs et économiques impliquées, dans les contextes et processus du développement (spécialement congolais).
| Claudio BOLZMAN , avec/mit Rosita FIBBI et Marie VIAL | ND |
Cette communication s'intéresse aux modes d'insertion des jeunes adultes issus de la migration dans la société suisse, ainsi qu'à la manière dont ils vivent leur situation pluriculturelle. Il porte plus spécifiquement sur les enfants d'immigrés italiens et espagnols résidant dans les cantons de Bâle-Ville et de Genève. Il vise notamment à comprendre les modes d'articulation entre les diverses modalités d'insertion de ces jeunes adultes dans la société helvétique et leurs stratégies identitaires. Nous étudions les relations entre ces deux processus en comparant d'une part les trajectoires de ces jeunes avec celles d'un groupe témoin de jeunes d'origine suisse issus d'un milieu social proche, d'autre part en suivant, parmi les descendants d'immigrés, les trajectoires de personnes naturalisées suisses et celles de non-naturalisé(e)s.
| Myriam CARBAJAL | ND |
Les réflexions suivantes sont inspirées d’une thèse doctorale en cours sur le mode de vie des femmes latino-américaines clandestinisées. La question qui guide cette thèse est la suivante : Comment comprendre l’expérience de l’immigration clandestine à partir du sens que les immigrées latino-américaines leur en donnent? Il s’agit d’une recherche qualitative de type compréhensive qui utilise comme technique principale des entretiens individuels de femmes qui habitent en Suisse de manière illégale. Un aspect particulier de l’expérience de ces femmes : l’adaptation /intégration dirigera notre attention. En général parler d’intégration fait référence à une participation de membres d’un groupe social à la société tant sur le plan économique, social et politique. Tandis que le concept d’adaptation souligne le processus à travers lequel les immigrés se conforment aux exigences que la société de réception leur impose. Parler, au même temps des immigrées clandestinisées et d’intégration paraît être contradictoire et illogique. Être illégal signifie ne pas avoir une existence légal, c’est-à-dire, ne pas avoir aucun type des droits ni aucune type de reconnaissance formelle; dit brièvement, «être anonyme». Comment comprendre alors que ces deux termes : «immigrées clandestinisées » et « intégration » se mettent en relation? ¿Comment définir le type de participation de notre immigrée clandestinisée à la société de réception? ¿Pourrons-nous parler d’intégration ou il serait plus pertinente de parler de marginalité?
| Gérard de RAHM | ND |
Le modèle d'intégration nationale de la Suisse, fondé principalement sur le fédéralisme, la démocratie semi-directe et la territorialité de la langue, ne s'applique pas aux immigrés et personnes issues de l'immigration. Dans leurs discours explicites, la politique d'immigration et celle de naturalisation sont plus dissuasives que promotrices d'une intégration des étrangers. Et pourtant, en comparaison internationale notamment, il apparaît que cette intégration est assez avancée. Il s'agit dès lors de dégager inductivement, à partir des constats sur cette intégration, quel en est le modèle implicite.
| Arnaud FRAUENFELDER | ND |
Mon intervention entend illustrer l’apport d'une approche biographique dans la compréhension du phénomène de la naturalisation, en partant de certains des obstacles épistémologiques qu’il convient d’éviter dans l’analyse. Parmi ces obstacles, on discutera notamment des limites qu’il y a à réduire la connaissance de la naturalisation à la genèse de la "prise de décision" de même que des conditions institutionnelles (juridiques et idéologiques) qui autorisent et favorisent bien souvent ce type de point de vue. En effet, le "choix national" doit être considéré comme un processus qui suppose à la fois un avant, un pendant et un après. Sur la base de quelques exemples tirés de récits de vie de jeunes naturalisés et non naturalisés, on s’attachera à illustrer ce processus (soit certaines des conditions et significations des usages de la naturalisation) tout en montrant en quoi l’approche adoptée permet de dépasser certaines des limites mentionnées.
| Asuncion GARCIA ARMAND , avec/mit Mary NASH BALDWIN, Diana MARRE CIFOLA, Yolanda AIXELA CABRE et Hugo GAGGIOTTI PUERO | ND |
L’Espagne, ancien pays d’immigration est en train de devenir un nouveau pays d’immigration. Bien que la population exogène ne fasse qu’un 4% du total des habitants, elle augmente rapidement, et la société espagnole se trouve face à des nouveaux défis. Dans le cadre de l’Espagne, la Catalogne joue un rôle particulier. Déjà à l’époque de l’émigration espagnole hors de ses frontières, cette région autonome, (Autonomia) recevait des immigrés d’autres régions du pays. Pendant le franquisme l’expression de la culture catalane, et le développement de son identité ont été réprimées. A partir des années 80 la région se trouve face à la tâche de redéfinir son identité prenant en considération des nouveaux secteurs de la population qui se considèrent -au moins en partie- comme de catalans. C’est le moment où l’immigration non- espagnole commence à arriver. Elle devra elle-aussi être prise en considération. Partant de la base de que les médias jouent un rôle décisif dans la construction de l’image de l’autre, et que cette image est à la base de prises de position à son égard, nous avons analysé l’image de cet immigré «doublement allogène» que les médias ont présenté. Il s’agit d’une analyse comparative des différentes communautés ici présentes, qui nous permettra de comprendre des «évènements « qui ont eu comme protagonistes ces immigrés. Elle nous permettra de voir aussi le rôle que cet immigré joue dans le développement de la nouvelle identité catalane.
| Andreas HUBER | ND |
Immer mehr Rentnerinnen und Rentner aus der Schweiz und anderen nord- und mitteleuropäischen Ländern kehren ihren Landsleuten den Rücken zu und werden in Spanien sesshaft. Die sogenannte Internationale Altersmigration wird ein immer bedeutenderes Merkmal auf der sich ändernden sozialen und demographischen Karte Europas. Die im Folgenden vorgestellte empirische Untersuchung an der Costa Blanca ist Teil einer übergreifenden Forschungsinitiative verschiedener europäischer Wissenschaftlerinnen und Wissenschaftlern zu diesem neuen gesellschaftlichen Phänomen. Mittels einer Reihe sich gegenseitig ergänzender qualitativer und quantitativer Forschungsmethoden ist die immer größer werdende Gruppe der Schweizer Altersresidenten an der Costa Blanca untersucht worden. Spezielle Aufmerksamkeit wird den Umständen geschenkt, die zur Auswanderungsentscheidung geführt haben, sowie den Erfahrungen und den aktuellen Lebensumständen der Senioren am neuen Ort. Des weiteren werden auch Aspekte der Gesundheitsvorsorge und der Sozialversicherungen angesprochen
| Anne JUHASZ , avec/mit Eva MEY | ND |
Können aus einer soziologischen Untersuchung zur Lebenssituation der Zweiten Ausländergeneration Erkenntnisse für praktische Interventionen abgeleitet werden? Wir haben rund 60 biographisch-narrative Interviews mit Jugendlichen türkischer, italienischer und schweizerischer Herkunft im Kanton Zürich durchgeführt und in Anlehnung an fallrekonstruktive Verfahren nach Schütze und Rosenthal ausgewertet. Die Analyse der Lebensgeschichten zeigt, dass die Bildungswege zur Erlangung einer besseren sozialen Position, die Diskriminierungserfahrungen und die Suche nach Zugehörigkeit für die Jugendlichen die Hauptprobleme darstellen. Die erlebte Benachteiligung und die verwehrte Anerkennung durch die Aufnahmegesellschaft verweisen darauf, dass die Situation ausländischer Familien als Ausdruck einer Etablierten-Aussenseiter-Figuration beschrieben werden muss.
| Stéphane LATHION | ND |
Nous aborderons le thème par un survol de l’évolution de l’immigration musulmane dans les sociétés européennes en mettant en exergue tant les différences que les parallèles entre les différents pays. Nous présenterons les responsabilités mutuelles engendrées par cette nouvelle réalité d’une présence « définitive » sur sol européen. Les modifications tant psychologiques que socio-économiques que la possibilité et la légitimité d’un séjour indéterminé dans une société non musulmane va entraîner pour les musulmans ; leur responsabilité de croyant, de pratiquant et de citoyen vont se modifier également. Comment participer dans leur nouvelle société ? Pour les non musulmans, il s’agira d’assumer le pluralisme reconnu et répété dans les divers constitutions nationales et conventions internationales et de gérer les conséquences des revendications religieuses et identitaires des communautés musulmanes installées et toujours plus visibles dans les grandes villes européennes. Pour arriver à une coexistence positive il s'agira de tenir compte des acquis du contexte législatif européen (libertés individuelles, éducation, droit d’association…), mais également de ce qui semble poser problème (voile, la nourriture halal, les cimetières, les écoles…). Les défis pour l’avenir sont doubles. Construire et accepter une identité à appartenances multiples pour les musulmans qui leur permettent de se sentir à la fois musulman et européen sans avoir l’impression de devoir s’amputer d’une partie de leur être pour le faire. Accepter, du côté des non musulmans, le fait que l’expression d’une identité peut nécessiter une reconnaissance collective qui n’est pas incompatible avec les droits individuels ni ne remet en question la primauté de ces derniers.
| Giuditta MAINARDI | ND |
Le but de cet exposé est de proposer une analyse des motifs et des conditions de départ données par femmes brésiliennes immigrées en Suisse et de mettre en relation ces motifs et conditions avec les modes d'incorporation à la société Suisse. Dans la première partie, seront discutés les motifs du départ. Il s'agira de connaître et comprendre les motifs présentés dans les discours de migrantes potentielles au Brésil et les motifs présentés dans les discours de migrantes établies en Suisse. Un accent particulier sera mis sur le changement du discours entre avant et après la migration et les raisons de ce changement. Les motifs qui seront analysés sont : l'amour, les raisons économiques, le travail, la réalisation personnelle et la relation avec l'homme européen. Dans la deuxième partie seront discutées les conditions dans lesquelles se fait le départ. Il faudra distinguer entre les conditions économiques, l'appartenance de classe, la relation à l'homme, et la situation géographique au moment de la rencontre, les relations qui permettent ce départ, ainsi que les conditions personnelles comme la formation ou la situation familiale de la personne. Dans la troisième partie, il sera question de l'influence des motifs et des conditions de départ dans l'incorporation des femmes brésiliennes à la société suisse. Ces causes et conditions sont en lien avec les modes d'incorporation dans la société suisse à différents niveaux : au niveau de dépendance ou indépendance, au niveau de la relation à l'homme et au mariage, au niveau des relations sociales et pour terminer au niveau professionnel et de formation. En conclusion sera abordée l'attitude de la migrante et la façon de se présenter, en tant que sujet actif ou passif en relation au départ et en relation avec l'incorporation dans la société Suisse.
| Marina MARENGO | ND |
La présence des « high skill » italiens n’est pas du tout un phénomène nouveau dans le panorama suisse, et de la Suisse romande en particulier. Cependant les grandes vagues d’immigration italiennes de l’après-guerre ont fait que les « high skill » aient souvent été assimilés aux autres Italiens. A partir des années ’90 ce phénomène migratoire a pris de l’ampleur jusqu’à se transformer, aujourd’hui, en objet de débat et de réflexion scientifique. Par cette communication nous voudrions chercher à présenter quelques unes des caractéristiques de ces « nouveaux immigrés » ainsi que tenter de saisir, par quelques témoignages recueillis dans le canton de Vaud, les spécificités de leurs expériences et de leurs projets migratoires par rapport aux expériences et aux projets des « low skill ».
| Emilio PITARELLI | ND |
« La Commission fédérale contre le racisme recommande de lancer, à l’échelle nationale, un programme d’étude sur le racisme et l’extrême droite » (TANGRAM, n. 10, Berne, mars 2001). Sans une analyse théorique étoffée de ce phénomène complexe (dimensions sociale, historique, culturelle, économique, psychologique) et d’une forte variabilité socio-historique et interculturelle, il semble difficile de fournir des recommandations pertinentes au politique. De plus, la Suisse présente des spécificités (structure fédérale, différences linguistiques, clivages entre partis, etc.) qui rendent difficiles les réponses uniques et les généralisation hâtives. Que l’on songe simplement aux différentes formes que prend l’extrémisme selon les régions, en Suisse alémanique avec le « phénomène » Blocher, en Suisse romande avec une certaine imperméabilité face à ce mouvement, ou encore en Suisse italienne avec la Lega. La présente contribution fournira une réflexion sur l’articulation entre recherche fondamentale et réponses politiques possibles.
| Francesca POGLIA MILETI | ND |
Il s’agira de discuter, d’un point de vue théorique et par les résultats d’une étude de terrain, le lien étroit qui existe entre les processus d’attribution sociale et les sentiments d’identités des immigrés italiens et de leur descendance. Ces derniers expriment leur « intégration plurielle » en manipulant le sens et le contenu des noms qui les désignent en relation avec les différentes facettes de leur identité : quels sont les arguments utilisés pour se dire italien ? dans quelle mesure se sentent-ils immigrés ? comment exprime-t-on son attachement à la Suisse ? est-il le même pour tous ? quel est le rapport avec « la culture » d’origine, suisse, etc. ? L’analyse très fine de cette variabilité permet de comprendre le rapport complexe qu’entretiennent les migrants avec leur lieu de résidence et d’orienter les interventions visant leur participation à la société suisse.
| Raffaella PONCIONI , avec/mit Sophie RODARI, Claudio BOLZMAN, et Jean-Pierre TABIN | ND |
L'aide sociale est en générale considérée comme une forme de soutien aux personnes qui se trouvent confrontées à une situation de précarité ou de pauvreté. Le recours à ce filet de protection social peut cependant poser des problèmes aux personnes de nationalité étrangère. En effet, l’article 10, lettre d, de la Loi fédérale sur le séjour et l’établissement des étrangers (LSEE) prévoit que: « Un étranger peut être expulsé de Suisse ou d’un canton si lui-même ou une personne aux besoins de laquelle il est tenu de pourvoir, tombe d’une manière continue et dans une large mesure à la charge de l’assistance publique ». Ainsi, une mesure qui est destinée en principe à éviter l'exclusion des personnes fragilisées, peut entraîner, dans le cas des étrangers, une accentuation de l'exclusion, non seulement parce qu'elle peut amener à l'expulsion de la personne, mais aussi parce qu'elle peut avoir des effets sur le non renouvellement ou la non transformation de son permis de séjour, ou parce qu'elle peut freiner le regroupement familial. Notre communication explore comment est appliqué cet article de loi par les cantons de Genève et de Vaud ainsi que les conséquences de l'existence de cet article de loi pour le travail social et pour les personnes de nationalité étrangère qui se trouvent dans une situation nécessitant du recours à l'aide sociale.
| Heidi SCHÄR SALL , avec/mit Dieter P. WIRTH | ND |
Je weniger auf struktureller und politischer Ebene getan wird, um die Integration von Asylsuchenden und andern Migrierenden zu ermöglichen bzw. strukturelle Hindernisse abzubauen, umso grösser wird der Druck auf Sozialarbeitende, mit Interventionen meist pädagogischer Ausrichtung bei ihren KlientInnen diese Mängel auf der Mikroebene auszugleichen. Gerade im politischen Spannungsfeld um Migration und Integration sind dabei alle Involvierten besonders anfällig darauf, mit oft kontraproduktivem Effekt zu agieren. Am Ethnologisch-Psychologischen Zentrum (EPZ) der Asyl-Organisation Zürich wird versucht, dieser Falle zu entgehen: Bei der ethnopsychologischen Betreuung von MigrantInnen in besonderen psychischen und sozialen Schwierigkeiten wird mit Interventionen im klassischen Sinne sehr zurückhaltend umgegangen. In diesem Konzept tritt an die Stelle zielorientierter Handlung ein psychischer, sozialer, räumlich-materieller und zeitlicher Übergangsraum, der den KlientInnen aktiv zur Verfügung gestellt wird. Die Intervention der betreuenden Ethnologinnen und PsychologInnen besteht darin, als Lernende und Forschende, nicht als Wissende, dauernd zwischen dem Wahrnehmen und dem Versuch zu verstehen zu oszillieren, mithin zwischen Theorie und Praxis. Damit wird versucht, einem andern Oszillieren, demjenigen zwischen Ohnmacht und Grössenphantasie, durch sich verändernde Haltungen etwas Produktives entgegenzusetzen. Auf Seiten der Theorie kommen - neben sozialpsychologischen Gruppenkonzepten und solchen aus der Psychoanalyse - ethnologische Begriffe wie derjenige der Migration als „fait sozial total« zur Anwendung. Auf Seiten der ethnologischen Praxis entspricht diesen Konzepten insbesondere die gelebte (Beziehungs-)Erfahrung dieser Totalen sozialen Tatsache.
| Jörg STOLZ | ND |
Der Beitrag geht der Frage nach, wie negative Einstellungen zu ausländischen Personen soziologisch erklärt werden können. Es wird die These vertreten, dass die Individuen für negative Einstellungen gegenüber ausländischen Personen subjektiv verstehbare (was nicht auch heisst: moralisch annehmbare) Gründe ("bonnes raisons" im Sinne Boudons) haben, welche wiederum in einem ganz bestimmten traditionalistischen Weltbild verankert sind. Die Erklärung benutzt somit weder die Annahme von "Irrationalität" (z.B. Psychoanalyse) noch diejenige von "Eigennutz"(z.B. rational choice), sondern baut auf die Grundlagen der "verstehenden Soziologie" auf. Dieser Erklärungsansatz wird empirisch anhand einer repräsentativen quantitativen Umfrage aus dem Jahre 1995 in den Städten Zürich und Luzern überprüft. Mit Hilfe von strukturellen Gleichungsmodellen (Lisrel) kann gezeigt werden, dass negative Einstellungen zu ausländischen Personen tatsächlich Teil und Ursache einer tendenziell traditionalistischen Weltsicht zu sein scheinen. Traditionalismus weist hierbei verschiedene Dimensionen auf: Traditionalistische Personen zeichnen sich etwa dadurch aus, dass sie in vergleichsweise starren moralischen Kategorien denken, die Gesellschaft als im Verfall begriffen ansehen und politisch-gesellschaftlich eher konservativ ausgerichtet sind. Sie weisen überdies einen deutlich ethnischen Patriotismus und sehr spezifische Freizeitpräferenzen (z.B. für Ländler oder Quizsendungen) auf. Traditionalismus findet sich in allen Gesellschaftsschichten; er kommt jedoch bei älteren und weniger gebildeten Personen überdurchschnittlich häufig vor.
| Marie VIAL | ND |
La situation du travailleur frontalier se définit essentiellement par une dissociation quotidienne entre son lieu de résidence et de citoyenneté et son lieu de travail. Sa présence quotidienne dans un autre espace national est légitimée par le travail qu'il vient y accomplir; c'est son activité professionnelle qui justifie le franchissement journalier de la frontière et qui "délocalise" sa vie. Cette situation peut amener à la conclusion hâtive d'une mauvaise intégration de cette population des deux côtés de la frontière. A partir d'une recherche dans la région franco-genevoise nous nous interrogeons sur la pertinence de cette assertion. En outre, nous posons la question de l’émergence possible d’une « identité transfrontalière », qui se manifesterait par des pratiques sociales et des représentations, et de l’importance de celle-ci par rapport aux allégeances nationales ou locales classiques. Cette étude permet d’aborder ainsi la problématique plus générale de la légitimation des pratiques sociales lorsque celles-ci se trouvent en décalage par rapport aux appartenances institutionnelles.
| Philippe WANNER | ND |
Les 20% d’étrangers résidant en Suisse présentent des caractéristiques de santé mises en évidence par de nombreuses études. Ces caractéristiques peuvent être liées à la fois à la biographie migratoire et aux conditions de séjour en Suisse. Dans cet exposé, nous évoquerons, dans une approche théorique un aspect de la santé des migrants – la santé reproductive et la fécondité des adolescentes– et tenteront ensuite de rattacher cet aspect à des données chiffrées. Il sera ainsi montré que, bien que différentes théories existent pour expliquer l’évolution des comportements reproductifs des femmes étrangères, aucune ne peut réellement être rattachée à la réalité observée, qui sera discutée dans cet exposé.
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Socio.01
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